Un Peu d'Histoire...
Livron, un village perché, gardien de la Vallée

Perché au centre de la moyenneVallée du Rhône et à la porte d’entrée de la Vallée de la Drôme, le site du Haut-Livron a toujours occupé une position stratégique de premier plan.
Ses armoiries symbolisent bien la valeur de ce site :

Une tour et un verrou

Il est le témoin de cette époque lointaine où l’on
construisait des cités fortifiées sur des promontoires pour dominer les vallées et se protéger des vagues d’invasions.
- Guide des villages perché de la Vallée de la Drôme.
- Découverte du village perché du vieux Livron grâce à un itinéraire balisé et un guide explicatif permettant de parcourir les vieilles rues, chacun à son rythme...

L’origine de Livron est attestée dès 1113, mais un habitat livronnais existe dès la colonisation romaine et la Via Agrippa longe déjà le pied e la colline.
Il est fort possible qu’un oppidum gaulois en occupe le sommet, avant l’arrivée des Romains.

Très tôt aussi, la légende a fleuri sur ce lieu fort, battu par les vents : la Tour du Diable, accrochée au versant de Brézème, garde encore son mystère issu
de faits étrangers.

"Cette tour était habitée par des êtres surhumains qui se réservaient la garde de la forteresse. Lorsqu'on introduisait, le soir, un soldat pour faire le guet, au lever du jour, celui-ci était retrouvé endormi au pied de la tour et Cependant les portes étaient closes. Il n'avait rien vu, rien entendu…"


 

A partir du XIIe siècle, La population s'accroît rapidement et voit ses droits reconnus au début du XIVe siècle :
les Livronais obtiennent une charte de leur évêque en 1304.

Ce siècle allait être tragique : saccage du village lors des guerres entre les petits seigneurs voisins, population décimée
par la peste, pillages et exactions des Routiers (soldats "démobilisés"). Livron se ramasse alors derrière une ceinture
de murailles
plus fortes, fixant les limites du "Bourg".

Au début du XVe siècle, le Dauphiné (dont Livron fait partie) passera du Saint Empire Romain Germanique
au Royaume de France
.

Au XVIe siècle, les doctrines protestantes ayant gagné le Dauphiné et le Vivarais, de terribles luttes religieuses font rage. Lors de ces guerres de religion, Livron assiégée par les troupes de Henri III, repousse plusieurs fois les assauts de l'armé royale (1574 – 1575). Cet échec fait grand bruit et Livron, bastion protestant, devient célèbre.


 

En représailles, Richelieu fait démolir les murailles de Livron en 1623.
Seule subsistera "la tour du diable" à laquelle personne n'osera toucher…

Passée la gloire, les Livronnais doivent se remettre à vivre dans une ville dévastée ou d'autres malheurs viennent s'ajouter : Encore la peste qui fait des coupes sombres dans la population, les difficultés agricoles du milieu du siècle, les continuels passages de troupes, et, à partir de 1685, les persécutions religieuses qui suivent la révocation de l'Edit de Nantes.

 

 
 

L'horizon s'éclaircit vers le milieu du XVIIIe siècle : L'industrie de transformation de la soie est en plein essor : filatures, moulinages, tissages et élevage du vers à soie créent de nombreux emplois. D'imposants bâtiments en témoignent encore à Livron et dans toute la Vallée de la Drôme.

Le Rhône est alors un moyen commode d'acheminer les marchandises sur de nombreuses barques. Si celles-ci n'ont pas trop de difficulté pou descendre le fleuve, pour remonter le courant, elles doivent être tirées par de nombreux et lourds chevaux de trait.

La batellerie sur le Rhône emprunte les chemins de halage et fait vivre les riverains du fleuve. Certains tiennent auberges et accueillent les mariniers, d'autres ont la charge des équipages de chevaux à renouveler.

 

En 1767 commence la construction du pont de pierre actuel qui enjambe la Drôme. Diligences, coches et charrettes peuvent enfin emprunter la Grande Route Royale (RN 7) sans se soucier des crues. Celles-ci avaient emporté plusieurs ponts et de nombreux convois qui empruntaient le passage à gué depuis 1521.

C'est l'accroissement du trafic sur cette grande voie qui va être à l'origine du développement de la ville basse avec ses relais, auberges ou hôtelleries.

 

La crise économique générale des années 1787 – 1790 n'épargne pas Livron qui accueille bientôt dans l'enthousiasme la Révolution… Livron participe, comme partout en Dauphiné aux 1ers Etats généraux de 1788 et à la 1ère Fédération des gardes nationales de1789 à Etoile.

Les années du Consulat et de l'Empire sont une période d'organisation : avec le premier plan cadastral en 1809, les parcelles de terrain sont réunies, les quartiers en campagne se développent. La moitié de la population y vit alors, notamment à St Genys, aux Petits Robins, et à Domazane. Des mutations économiques se font sentir avec l'essor des petites industries. Celles-ci se mécanisent en se servant de la force motrice du réseau de canaux qui sillonne toute la commune.

Guide circuit de découvertes des canaux livronnais et des industries qui s'y rattachaient.

Un télégraphe "Chappe", avec des bras mécaniques est installé au sommet de la colline et permet la circulation des dépêches de l'Etat de Paris à Toulon.
Cette période va s'achever dans le bruit des armes avec le combat entre royalistes impérialistes, sur le pont de Livron, le 2 avril 1815, lors du retour de Napoléon d'exil sur L'Ile d'Elbe.

La tour du télégraphe Chappe abrite maintenant une chapelle de la Vierge au sommet de La colline.

 

Un autre combat fait rage aux abords de ce même pont dans la nuit du 16 au 17 Août 1944. Un commando FFI fait sauter une de ces arches et coupe ainsi la retraite vers le Nord de la VIIe armée allemande. La célèbre victoire de "la bataille de Montélimar" en découlera directement.
Aujourd'hui, l'ensemble du centre se rééquilibre, car si la ville poursuit son écoulement graduel vers l'Ouest et le Nord, le Haut est en pleine renaissance.

 


Office de Tourisme
/ Actualités / Guide de Livron / Festivités / Guide pratique / Liens